Déclaration du Président Hollande sur la situation en Syrie - interview parue dans L’OBS [ru]

La France fait tout ce qu’elle peut pour sauver Alep. Nous avons porté une résolution au Conseil de Sécurité exigeant le cessez-le-feu. La Russie y a mis son veto, seule.

Nous n’abandonnerons pas Alep, nous allons poursuivre notre très forte pression afin que la trêve puisse être décidée dans les prochains jours, que l’aide humanitaire puisse parvenir à la population et qu’ensuite s’engagent des négociations entre toutes les parties prenantes. La première condition, c’est que les bombardements cessent.

La France n’a jamais accepté qu’un dictateur puisse frapper son peuple avec des armes chimiques. Août 2013 restera une date clé dans l’histoire de ce conflit. La France était prête à frapper le régime syrien, qui avait franchi la ligne rouge en recourant à des armes prohibées par toutes les conventions internationales, nos partenaires y ont renoncé. Une autre voie s’est alors dessinée. Elle a été utilisée par le régime pour chercher un appui chez son allié russe et par Daech pour réduire l’opposition modérée. Ce signal a été interprété comme une faiblesse de la communauté internationale. C’est ce qui a provoqué la crise en Ukraine, l’annexion illégale de la Crimée et ce qui se produit en Syrie en ce moment même.

Or, le mandat de Barack Obama touchant à sa fin, il est peu probable que les choses changent d’ici à la fin de l’année. La France a donc décidé de prendre toutes les initiatives nécessaires et d’assumer ses responsabilités de membre permanent du Conseil de Sécurité.

Lire l’article intégral sur le site de l’OBS : http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20161011.OBS9684/je-suis-pret-l-entretien-integral-de-francois-hollande-dans-l-obs.html

Dernière modification : 14/10/2016

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