Chers lecteurs,
Le Kazakhstan vient de célébrer avec une légitime fierté le vingtième anniversaire de son indépendance, j’ai personnellement assisté à de nombreuses cérémonies parfaitement organisées et souvent émouvantes.
Il est malheureux que les évènements tragiques intervenus dans la région du Mangistau, près de la Mer Caspienne, aient en partie terni la joie des célébrations. Le Kazakhstan n’est pas à l’abri des soubresauts qui traversent le monde d’aujourd’hui, un monde où le spectre de la crise économique et du chômage préoccupe et inquiète des millions de personnes et de jeunes en particulier.
Il est important, dans ce contexte incertain, de maintenir le cap des réformes, comme le souligne la déclaration de nos deux Présidents, publiée à l’occasion de la visite à Paris du Président Nazarbaev, en septembre dernier :"Dans un monde sujet à de rapides bouleversements, (nous sommes )convaincus que la préservation de la stabilité de nos pays va de pair avec la nécessité de réformes profondes dans tous les domaines - économique, social et politique - et que la crise économique et financière mondiale devrait être surmontée en sauvegardant et en renforçant les acquis démocratiques et sociaux de ces dernières années".
La prochaine échéance politique au Kazakhstan sera l’élection anticipée, organisée les 15 et 16 janvier 2012, pour renouveler le Majilis, la chambre basse du Parlement. A cette occasion, un second parti au moins fera son entrée au Majilis, c’est une échéance que nous suivrons et tenterons d’analyser avec attention.
Ensuite des élections auront lieu en France également et d’ailleurs deux bureaux de vote seront ouverts à Astana et Almaty pour permettre aux Français du Kazakhstan d’y prendre toute leur part.
Ces échéances importantes ne doivent pas nous faire oublier notre mission, qui est de développer les relations entre la France et le Kazakhstan. La commission mixte économique devrait se réunir en mars prochain à Paris, elle sera précédée d’un "Conseil des affaires", animé, côté français par le Medef international, à la mi-février à Astana. Nous devons aussi commencer à préparer activement l’"année de la France au Kazakhstan", en 2013.
Malgré les efforts de nombreux acteurs, à commencer par les Ministres des transports des deux côtés, l’ouverture de la ligne aérienne directe entre nos deux pays reste à l’état de projet, les opérateurs pressentis ayant apparemment des craintes sur le caractère potentiellement déficitaire de cette ligne. Je m’efforce, ne serait-ce qu’en relayant les nombreuses demandes qui me sont adressées à cet effet, de faire la démonstration inverse et d’obtenir une décision positive qui aurait un effet d’entraînement considérable sur nos relations bilatérales, en favorisant la venue de touristes dans les deux sens mais aussi les missions exploratoires de PME françaises.
Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2012.
